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Fabrication du djembé



Fabrication du djembé
Les djembés étaient introuvables au Québec dans les années 1970, moment historique du début de leur histoire québécoise. Les quelques rares exemplaires qu’on pouvait voir aux mains des percussionnistes montréalais, sur la Place Jacques-Cartier ou au Mont-Royal, faisaient l’envie des amateurs. La raison de cette rareté, c’est que les djembés africains, lourds et encombrants, entraient au compte-goutte dans les bagages de ceux qui les rapportaient de voyage. Il faudra attendre les années 1990 pour que l'exportation s’organise en Afrique. Qu’à cela ne tienne ! Bien avant les évènements propagateurs de la mondialisation du djembé, qui se sont intensifiés à la fin des années 1980, le tambour d’Afrique de l’Ouest francophone était non seulement déjà apprécié au Québec, mais aussi fabriqué localement.
À cet égard, ce chapitre traite de la culture matérielle du djembé. Après quelques précisions historiques sur les processus de commercialisation globalisés et une présentation des précurseurs de la fabrication de ce tambour en sol québécois, j’expose les résultats d’une étude comparative entre les méthodes d’un sculpteur de djembé du Burkina Faso, Kribé Sanou, et celle d’un fabricant québécois reconnu, Michel Ouellet. Cette étude de la culture matérielle québécoise du djembé, en plus de générer des données qui concernent sa matérialité, a pour objectif de démontrer comment la fabrication locale peut refléter l’expression d’une collectivité, c’est-à-dire : l’expression matérielle d’une corrélation entre l’objet et ses usages sociaux.
Mercredi 29 Septembre 2021
Monique Monique Provost