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Présentation du chapitre 6 : Les usages sociaux du djembé au Québec



Groupe de l'école OkDjembé
Groupe de l'école OkDjembé
Je me suis interrogée sur les raisons pragmatiques du choix de ce loisir culturel : jouer du djembé une, voire deux fois par semaine dans une école de percussions. On connait les motivations des percussionnistes professionnels du djembé, ils sont à la recherche d’érudition, ils apprécient la complexité des rythmes mandingues et le raffinement de leur jeu du tambour vise la production de spectacles ou d’enregistrements sonores. Les professeurs, quant à eux, pensent à médiatiser les répertoires mandingues du djembé afin de transmettre leurs connaissances avec efficience. De plus, ils sont sensibles à la motivation de leurs étudiants puisque du nombre de participants dépend la rentabilité de l’activité. Mais l’étudiant, dans un temps prévu pour lui-même, pour sa famille et ses amis, pourquoi choisit-il, parmi des offres culturelles foisonnantes, d’aller frapper sur un djembé ? Outre le fait de classer tout bêtement l’activité dans la catégorie « loisir » de notre système d’industrie culturelle, à quel besoin précis, à quel usage social cette activité est-elle destinée ? Fort de ces questionnements, cette section présente les résultats d’une enquête de terrain effectuée auprès de ceux qui pratiquent le djembé récréatif au sein des écoles de percussions.
Dimanche 15 Mai 2022
Monique Monique Provost